Cher Mr RUFIN,

Je tiens tout d'abord à vous dire combien j'ai aimé, comme beaucoup d'autres lecteurs, "L'Abyssin" et "Rouge Brésil".

J'ai ensuite lu avec attention tous vos derniers ouvrages (en clair: je suis fan de votre écriture et de vos sujets).

Je me réjouissais de ce nouveau livre et de son contexte historique ( Moyen âge et Renaissance), du fait qu'il traitait de Jacques Coeur, qui ne m'est pas inconnu puisque j'ai moi aussi quelques attaches familiales à Bourges...

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Hélas, hélas...

J'ai aimé la reconstitution historique, j'ai aimé vos personnages, j'ai apprécié la retranscription du contexte politique de l'époque, en somme pas si différent de l'actuel.

On retrouve vos sujets de prédilection: le Maghreb (ou l'Orient), la politique, l'aventure...

Mais, pardon de vous le dire, le style est lourd, lourd, lourd...

Pourquoi ce récit au passé?

Pourquoi ce long monologue?

On a envie de dire à votre personnage: abrège! Va droit au but! Tu es un aventurier? soit! alors emmène-nous! fais nous palpiter, trembler, virevolter!!

Là, non. Juste un sentiment de lourdeur...ou comme écrit sur la quatrième de couverture: "la charme mélancolique des confessions".

Bon, va pour ce charme mélancolique...parce que c'est vous...

 

En tout cas, là où je vous suis, c'est lorsque vous dites: "Je ne sais ce qu'il pense d'un tel portrait et sans doute me ressemble t'il plus qu'à lui".(p498).

Oui, ce portrait vous ressemble, incontestablement, au moins dans ce qui ressort de votre vie publique et de vos précédents livres.

Après, je vous souhaite de vivre tout cela dans un style, disons, plus léger...

 

Rosa