Je fais avec plaisir le relais d'une info absolument importante: un prix va être décerné à un livre qui comporte la meilleure page 112.

Pourquoi ce prix? D'après l'éditrice et conceptrice du projet Claire DEBRU, les écrivains et éditeurs travaillent tout particulièrement le début et la fin de leur récit pour "donner le ton" et donc plus facilement attirer le lecteur. Le reste ne serait en quelque sorte que du "remplissage"...

J'exagère un peu le propos tenu dans l'article du Monde WE du 24 novembre, mais voilà l'idée résumée.

 

Après tout, pourquoi pas? Il est vrai que lorsque j'hésite entre deux livres lors de l'achat, je me décide souvent sur le ton donné à la dernière page en ce qui me concerne. ( j'aime les fins qui "claquent").

Désormais, je ferai l'effort de lire aussi la page 112.

Dans  "Home" de Toni Morrison, on y lit:

" Il marcha sans se presser jusqu'au crépuscule

et se dirigeait vers le Royal Hotel lorsque de jeunes apprentis gangsters lui sautèrent dessus.

Il aimait bien Atlanta. Contrairement à Chicago, ici, le rythme de la vie quotidienne était humain. Apparemment, il y avait le temps dans cette ville."

 

En effet, en quelque phrase, le ton du livre est donné. On passe "du coq à l'âne", de la violence à la douceur, ni vu ni connu. On est balloté d'une vie assez terrible à la beauté d'un paysage, d'une ville...On oscille entre l'horreur et la tendresse... Et c'est tout le livre qui est ainsi.

 

Donc, ok. Désormais, pour tout choix de livre, je vais : 

- prêter attention à la couverture

- lire la 4eme de couverture

- lire la fin

- lire la page 112.

Et nous verrons qui sera sélectionné pour ce prix page 112 ( et j'écris ce message à la veille du 21/12/2012...112 est-il choisi au hasard??)

Rosa

 

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